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30 avril-4 mai : Convoi mortuaire des apiculteurs vers la Chambre Régionale d’Agriculture à Rennes

Toutes les bonnes volontés sont appelées à accompagner à vélo si possible, un corbillard de ruches mortes, du Faouët jusqu’à la Chambre régionale d’agriculture à Rennes.

tract_d_appel.pdf (PDF - 33.9 ko)

20 000 colonies d’abeilles exterminées ! Situation désespérée des apiculteurs

Déroulé de la manifestation :

Lundi 30 avril
9h00 Rassemblement sur la place des halles au Faouët, préparation du cortège funèbre
10h Point Presse
11h départ du convoi mortuaire vers Pontivy

Hébergement à Pontivy et ailleurs : du fait de l’urgence rien n’est prévu, on compte sur les bonnes volontés pour nous accueillir (prévoir sac de couchage)
Pour confirmation du parcours emprunté, consulter au fur et à mesure de l’avancement :www.apipro-ffap.fr
ou https://www.facebook.com/ffap.apipro

Mardi 1er mai
9h rassemblement sur la place Aristide Briand à Pontivy
11h départ du convoi pour la Trinité Porhoet

Mercredi 2 mai
9h rassemblement sur la place du Martray
11h départ du convoi vers St Meen Le Grand

Jeudi 3 mai
9h Rassemblement sur la place Patton
11h Départ vers Rennes

Vendredi 4 mai
9h Rassemblement devant la Chambre régionale d’agriculture
10h Point Presse
11h rencontre à organiser avec d’éventuels responsables agricoles et politiques.
Demande de rencontre avec Nicolas Hulot ou un représentant de son Ministère. Il est bien venu personnellement à notre Dame des Landes pour une affaire concernant l’occupation de 40ha de terres, on peut souhaiter qu’il se sente concerné par 20 000 colonies d’abeilles mortes.
13h Pique-nique sur le site
Sapb Syndicat des apiculteurs professionnels de Bretagne

Fédération française des apiculteurs professionnels

Avec le soutien de l’Unaf Union Nationale de l’apiculture française

Contacts :

José Nadan, apiculteur au Faouët (56) 06 07 09 18 51

François Le Dudal, apiculteur à Cohiniac (22) 06 72 35 90 29
Joel Catherine, apiculteur à Mellionnec (22) 06 86 79 38 41
www.apipro-ffap.fr ou

https://www.facebook.com/ffap.apipro

Je suis désolé du délai très court, mais la situation poignante de collègues apiculteurs m’a fait décider cette action dans la précipitation. La saison apicole a démarré, mais malgré tout, j’ai choisi de consacrer une semaine pour dénoncer comment l’agro-chimie extermine impunément des milliers de colonies d’abeilles sur un territoire.
En effet, la fin de nos visites de ruches laisse nombre d’entre nous dans un total désarroi, près de la dépression.
Des ruchers entiers, très beaux à l’automne, sont aujourd’hui complètement décimés.
Les pertes sont particulièrement élevées dans le centre Bretagne, mais d’autres zones sont aussi concernées.
Personnellement quand je cumule, les ruches dépeuplées, les orphelines, les bourdonneuses ou autres non viables, j’approche les 50 % de pertes.
C’est du jamais vu depuis le début de ma carrière en 1984

Mais si je vous sollicite aujourd’hui, ce n’est pas pour mon cas personnel (je suis en fin de carrière, je n’ai aucun prêt bancaire...) : la situation de collègues plus jeunes me désempare totalement., certains, pourtant très sérieux et très compétents ont perdu jusqu’à plus de 80 % de leur cheptel.
Leur situation financière est dramatique : quasiment pas de récolte possible cette année, et une reconstitution de leur cheptel plus qu’hypothétique.
Lors d’un bel après midi, votre passage dans un rucher complétement inactif et silencieux a de quoi vous faire déprimer...
Suite à nos déclarations de pertes hivernales, le passage de certains vétérinaires dans le cadre de l’observatoire des mortalités mis en place cette année(1)... a de quoi vous pousser au suicide : des analyses sont possibles en cas de suspicion de maladie ou parasite, mais aucune recherche, aucune analyse, aucun financement n’est prévu pour orienter vers une intoxication chimique. Même dans les cas extrêmes de pertes de 80 % des colonies... Le soutien que l’on est en droit d’attendre des pouvoirs publics est plutôt une source de désarroi supplémentaire.
De récentes études annoncent que 80 % des insectes ont disparus en moins en 30 ans, et 30 % d’oiseaux en moins, en 15 ans...
Et nos abeilles ne seraient victimes que de parasites ou de maladies...voire pire, des mauvaises pratiques des apiculteurs ?
Les apiculteurs ruinés ne peuvent prétendre à aucune indemnité, mais l’Etat trouve des finances pour payer une armée de vétos pour un observatoire complètement dénué de bon sens, dont on connait de toute façon les résultats.
Une bonne action serait elle envisageable ? Arrêter cette mascarade et donner ces crédits aux apiculteurs ruinés pour qu’ils reconstituent leur cheptel. Et prendre une bonne fois pour toute le virage du changement vers une agriculture vertueuse et non pas vers-tueuse.

(1)La région Bretagne est cette année région pilote dans le cas d’un Observatoire des Mortalités et des Affaiblissements de l’Abeille(OMAA).

Dans le cadre de ce dispositif, il suffit à l’apiculteur constatant des mortalités d’appeler le 02 44 84 68 84 pour être mis en relation avec un véto. Celui-ci après un questionnement minutieux sur les pratiques, va effectuer un comptage varroa... Mais aucune analyse de recherche de pesticides pour ces pertes d’hiver n’est prévue dans ce cadre.
Nous aurions pu espérer qu’un tel dispositif, permette enfin à l’Etat de constater et de reconnaitre que les abeilles aussi sont victimes des pesticides.

José Nadan, Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne
Fédération Française des Apiculteurs Professionnels
Avec le soutien de l’Union Nationale de l’Apiculture Française

Contacts :
José Nadan apiculteur au Faouët (56) 06 07 09 18 51
François Dudal, apiculteur à Cohignac (22) 06 72 35 90 29
Joel Catherine, apiculteur à Mellionnec (22) 06 86 79 38 41
www.apipro-ffap.frou https://www.facebook.com/ffap.apipro

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Publié le jeudi 26 avril 2018, par Marie.